À l’ombre de la médina, Fès (Maroc)
Workshop photo | avril 2026

Fès, une histoire de lumières

María Eugenia Arbañil

« ... »
— María Eugenia

Ce workshop photographique dans la Médina de Fès, suivi en avril 2026, m’amène à questionner l’avenir de cette cité. Elle demeurera sans doute longtemps la plus vaste médina au monde, préservée des voitures et des moteurs — un espace où le temps semble résister.

Ma première impression est saisissante : la lumière frappe, les odeurs enveloppent, les couleurs éclatent, la vie déborde. Il faut appréhender la médina — ma médina — celle que j’entrevois, que j’effleure, que je respire. Impossible de rester à distance. Ici, tout engage.

Je découvre une cité du commerce, un lieu où l’échange structure le quotidien. On y mange, on y vit, on y travaille, on y prie, on y vend, on y négocie. C’est un organisme en mouvement. Son cœur bat vite, ses flux irriguent les ruelles, et nous entraînent, presque malgré nous, dans la circulation du négoce.

Les images que je propose sont une tentative : chercher une définition, non pas objective mais sensible, de ce qu’est pour moi la médina de Fès. Une écriture faite de contrastes : couleurs, visages, gestes, tensions entre héritage et transformations.

Car déjà, quelque chose glisse. Des architectures nouvelles apparaissent, ouvrant d’autres perspectives.  Le tourisme imprime ses traces, la mondialisation ses signes.

Précédent
Précédent

Ma Médina | Johanna Zini

Suivant
Suivant

Fès, mon regard qui s'interroge | Philippe Alliel